LA REAL ESTATE TECH

LA REAL ESTATE TECH

Après la Food Tech, BioTech, FinTech…Le secteur immobilier connait à son tour sa révolution numérique. N’en déplaisent aux conservateurs….

J’avais évoqué dans mon précédent article, le changement des mentalités concernant l’accession à la propriété. L’immobilier n’étant plus désormais sacralisé, propriétaires comme locataires envisagent de louer, échanger leur bien comme bon leur semble. Ou d’en faire un outil de revenu complémentaire.

Dans son livre, « L’Immobilier de demain », l’essayiste et Président de Real Estech- Robin RIVATON- recense plusieurs exemples d’innovation au bénéfice des usagers. Je l’ai découvert par hasard, un après-midi où je flânais dans les rayons de la FNAC (quand on pouvait encore le faire) en tête de gondole du rayon business et développement personnel. (mon rayon favori 🙂 ) En voici un résumé.

Robin RIVATON démontre dans son ouvrage que la révolution numérique permet un Immobilier de solutions. Les nouvelles générations veulent plus de transparence et de flexibilité.

C’est pourquoi, ces dernières années, plusieurs start-ups ont envahi toute la chaine de valeur (financement, construction, gestion et occupation).

De nouveaux sites internet ont favorisé la démocratisation des informations au bénéfice du grand public. L’amélioration du crédit immobilier pour les particuliers, l’accès direct aux épargnants souhaitant investir.

L’innovation a facilité également l’industrialisation de la construction.

Un véritable bouleversement dans les modèles de production des bâtiments. Pour pallier au manque de logements et répondre au besoin de gain de productivité, de nouveaux acteurs de la construction proposent de grands changements tels que : la construction hors site, la numérisation des process, des logiciels de coordination sur les chantiers, l’utilisation de matériaux innovants et écologiques.

Plutôt que de rénover des bâtiments trop anciens ou dégradés, un procédé jugé trop polluant, ces acteurs préconisent la construction d’immeubles selon un nouveau modèle.

Divisé en sous-composants. Ils seraient modulables et interchangeables. Il s’agirait des façades, réseaux d’eaux en électricité, gaz et des postes coûteux comme les salles de bains et cuisines ayant des éléments complexes à modifier. Ce qui représenterait une économie réelle pour les copropriétaires !

L’ouvrage de Robin RIVATON, décrit l’évolution du bâtiment comme un service (Building as a service).

 Au-delà des mètres-carré, les gens souhaitent bénéficier de plus de commodités. Ainsi, de nouveaux bâtiments ont été construits sous un label (HQE) avec domotique intégrée autrement dit maison connectée.

Le bâtiment comme une communauté (Building as a community).

L’évolution du marché et le développement du co-working ont contribué à installer un travail plus collaboratif et rentable.

De la même manière, la colocation dans le résidentiel répond aux besoins de partage des coûts, de confort et du vivre ensemble.

Après les bureaux est apparu le co-living qui concerne les résidences privées bénéficiant de services partagés comme par exemple une salle de sport, un roof top ou une laverie etc …Les appartements sont meublés équipés, avec souvent des services supplémentaires de ménage et de maintenance.

Enfin, le bâtiment comme un Centre (Building as a hub).

 L’immeuble devient multi-usages. Selon les horaires et les jours de la semaine, vous pouvez trouver dans un même bâtiment, des bureaux, une salle de sport, des commerces, des restaurants et des logements. Si le modèle existait déjà pour les hôtels qui proposaient leur propre restaurant ou bar, la nouvelle tendance est à la diversification des actifs. Les investisseurs recherchent à toucher un plus large public afin de parer à la baisse éventuelle d’activité dans l’un des secteurs.

L’objectif final : passer d’un immobilier de contraintes où les personnes doivent ajuster leur comportement face à une offre limitée à un immobilier de solutions, où chacun pourra exprimer ses propres besoins. Qu’il s’agisse d’un investissement pour générer un rendement ou adopter un modèle de société en alignement avec ses convictions et son mode de vie.

Dans son ouvrage, Robin RIVATON défend clairement la révolution technologique comme l’outil incontournable face à la crise du logement et à l’afflux de nouvelles populations.

Selon lui, ces innovations permettraient aux sociétés de développer leur résilience dans un écosystème fragilisé et de favoriser la mixité des générations à venir.

A la fermeture du livre, je n’ai pu m’empêcher de faire un parallèle avec le livre de Yuval Noah HARARI  «21 leçons pour le XXIème siècle ». En effet, nous sommes les témoins vivants de la révolution numérique, elle est porteuse d’espoir pour certains et effrayante pour d’autres.

 La révolution industrielle a été une désillusion pour notre société car elle a profité à une certaine minorité de la population et a été un fardeau pour d’autres. Nous avons très vite découvert les limites de ce modèle comme dans l’éducation, l’agriculture, la chaine de travail etc…

Tout comme nos ancêtres qui ont dû subir d’importants bouleversements dans leur société et ont vu disparaitre des métiers, je me suis moi-même demandé dans quelle mesure ces nouvelles start-up allaient « disrupter » ma profession de conseiller immobilier.

Devais-je accueillir ces changements avec enthousiasme comme Robin RIVATON ou chercher d’urgence une reconversion professionnelle ?

 J’aime à croire que même si l’intelligence artificielle prend une place de plus en plus importante dans notre société, rien ne remplacera l’humain. La crise sanitaire du Covid 19 nous le prouve une fois de plus. Les gens ont besoin de contact et d’interaction. Ils ont besoin de s’identifier à des valeurs communes.  Ce qu’une application n’arrivera jamais à faire.

 Il faut le considérer comme un outil formidable pour la société dans bien des domaines, comme la santé ou l’éducation par exemple mais ça reste un outil tenu par la main de l’homme.

 Ainsi, depuis peu, dans le domaine de l’immobilier, j’assiste à l’émergence d’une nouvelle génération d’agents immobiliers « La New gen sous stéroïdes ». Ils ont compris la force de ces nouvelles technologies dans l’amélioration de leurs services immobiliers. La preuve en a été faite lors du confinement ; le process d’acquisition a été allégé grâce aux signatures électroniques et réunions zoom chez le notaire. Par ailleurs, des clients m’ont rapporté l’utilité des visites virtuelles lors de leur recherche dédiée à l’ investissement locatif. Une économie de temps et d’argent sur l’étape des visites. Ils ont réalisé au final un seul déplacement pour valider leur choix final.

En basant leur business modèle sur l’intelligence artificielle et les mobiles, ces nouveaux conseillers immobiliers deviennent plus efficaces et efficients pour le plus grand avantage de leurs clients.

djachezmoi

No Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A PROPOS

De chez “toit” à chez moi, il n’y a qu’un pas !

Je suis Djamila KROURI Consultante immobilier, j’ai créé Dja chez moi pour proposer mes conseils immobiliers éclairés.

L’objectif est d’offrir à chaque personne les clés pour réussir son projet immobilier.

La possibilité de donner sens au projet de chacun car derrière chaque projet immobilier il y a un “pourquoi” et trouver sa singularité.

Dans un soucis de travail éthique et professionnel, j’aimerais redonner ses lettres de noblesse au métier de Professionnel immobilier, valoriser le client et placer l’humain au cœur de l’immobilier.

J’ai créé ce blog pour comprendre et s’inspirer, ma newsletter pour t’aider à concrétiser ton projet de vie.  Bienvenue !

🎁 MON CADEAU DE BIENVENUE